Les articles :
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Philippe De Jonckheere ⋅
Il existe une branche un peu spécialisée de la photographique que l’on nomme « photographie animalière », je crois que je n’ai pas besoin d’expliquer ici ce que recouvre le terme, discipline de photographie dans laquelle se distinguent des photographes qui feraient sûrement de très bons chasseurs et dont les représentations de leur sujet sont toujours dans des espaces virginaux. Ces photographes par ailleurs s’attardent principalement à représenter les animaux dans des attitudes les plus spectaclaires (...)
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Philippe De Jonckheere ⋅
Quelques réflexions tristement amusées que m’inspire la fausse joute entre un écrivain brillant, Marie N’Diaye, et un député d’extrême droite, Eric Raoult.
Déclarer que l’on est parti s’installer à Berlin avec mari et enfants pour fuir la France de Sarkozy, quand on est un auteur aussi connu, adulé presque — le Goncourt ce n’est pas rien tout de même — et qui revient fréquemment en France pour toutes sortes de manifestations littéraires, sans en être manifestement inquiétée — ce que je ne déplore pas, (...)
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Philippe De Jonckheere ⋅
Le dernier film de Michael Haneke, Le Ruban blanc se présente comme une étrange et dense pelote, qui ne présente pas nettement de fil sur lequel on puisse tirer et tenter de défaire l’écheveau et y voir plus clair.
D’emblée le film est placé dans la perspective d’un souvenir, le souvenir de ce qui a tout juste précédé une catastrophe, dont il n’est pas précisé quelle seront la nature ni l’ampleur, mais le narrateur se place volontiers dans une perspective responsable, offrant que peut-être les (...)
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Philippe De Jonckheere ⋅
Cela doit faire une quinzaine d’années que j’écoute la musique d’Anouar Brahem, depuis Conte de l’incroyable amour, et j’ai entre-temps comblé mon retard de Barzakh — je n’ai fait l’impasse finalement, dans toute sa discographie, que de son disque avec Jan Garbarek, fatigué par anticipation du son de ce saxophoniste dont je savais d’avance qu’il écraserait, par habitude, l’oud d’Anouar Brahem, comme il le fait avec tous ces musiciens orientaux, il l’a même fait avec Nusrat (...)
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Philippe De Jonckheere ⋅
Un homme est dans le noir et il se révèle. Non, il n’est pas photograhe. Il est éditeur, ou tout du moins il l’était, et il vient de se faire opérer des yeux. Et son récit n’est peut-être pas tout à fait le sien, il est celui que sa compagne, écrivain, Lydie Salvayre, veut bien nous en donner. Il est étonnant de lire à quel point l’avertissement de tous ces travestissements possibles ou avérés nous est clairement donné et comment on lit le livre, sans jamais douter que telles furent les paroles de celui qui (...)