Voir en ligne : C. de Trogoff au Terrier
Espèce : de Trogoff
Genre : C.
Peuplant autrefois avec ses congénères la majorité de la surface de notre planète, les C. de trogoff ont aujourd’hui quasiment disparu. Les hypothèses se bousculent chez les trop rares scientifiques qui se sont penchés sur ce problème : celle qui est généralement admise, car la plus probable, est la complète inadaptation de l’espèce à la vie en général, et actuellement la vraie question serait plutôt « Comment une telle espèce a-t-elle pu survivre jusqu’a nos jours ? ».
Les quelques spécimens survivants répertoriés sont, le plus souvent, malheureusement, des individus dégénérés ou imitant le mode de vie de la C. de Trogoff comme par exemple la C. des neiges (alors que l’espèce est connue pour son intolérance au froid).
Voici les quelques éléments certains que nous possédons actuellement :
Les C. de trogoff naissent en général aux alentours du 15 Janvier 1972 (sans doute à caude de la pollution). Très rapidement, elles passent le plus clair de leur temps allongées sur un lit (nous n’avons pas encore pu recueillir d’éléments concernant le choix du lit, nous savons par contre que le plus souvent celui-ci préexiste à l’installation : en effet aucun spécialiste n’a pu observer une C. de Trogoff contruisant son lit), habituellement enfouies sous des couettes ou des couvertures ; ceci explique pourquoi le novice la confond souvent avec la marmotte, sa lointaine cousine.
La C. de Trogoff quitte rarement son habitat mais quelques migrations ont été observées vers l’Italie et la Belgique où, semble t-il, certaines oeuvres d’arts peuvent l’attirer (voir sur ce sujet les récents travaux du professeur Ignoto Sansopatronimo, peintre et C.dologue).
Il est maintenant reconnu - et je suis sûr que mes confrères ne me contrediront pas sur ce point, malgré la récente polémique de la International Approbative Review - que la C. de Trogoff, bien que détestant toute forme de travail, peux accepter de consacrer de longues années aux études (si celles-ci ne lui demandent que peu d’effort) ; un spécimen aurait même exercé un métier, mais il s’agit là, très certainement d’un des nombreux mythes nés depuis l’extrême raréfaction de l’espèce dans le monde du travail (vraisemblablement due à la pollution).
Pour observer une C. de Trogoff, on conseille généralement de surveiller l’entrée d’un terrier de façon régulière, la meilleure heure étant minuit, chaque jour. C’est en effet à cette heure que l’individu tente de communiquer avec ses congénères par l’intermédiaire d’une à deux photos (ce langage n’a pas encore été complètement déchiffré).
Bien que l’espèce ait cessé complètement de se reproduire (sans doute la pollution), elle apprécie la vie douillette du couple. Quelques cas contre nature ont été observés (Monsieur Cki Cki raporte un cas de vie commune entre une C. de Trogoff et un lièvre).
En général la C. de Trogoff ne mord pas si le lieu est correctement chauffé et suffisamment isolé du monde. Cet isolement doit être respecté surtout si l’individu est venu s’installer de lui-même ; en effet en raison de son apraxie l’espèce est vulnérable et naturellement craintive. Leur capacité phénoménale à se mettre eux-même en danger et leur intolérance à l’intrusion rend les sujets les plus sensibles très perméables à la panique. C’est pourquoi nous déconseillons son adoption aux jeunes enfants et aux personnes nerveuses, l’agitation et le bruit rendant parfois la C. de Trogoff agressive (récemment certains sujets ont présenté également une forte réactivité politique ou dextroallergie).
Si vous possédez déjà une C. de Trogoff, pensez a bien la protéger, l’espèce étant en voie de disparition.
Professeur Otto Telick, C.dologue et expert en trogoffologie
figure a) : une C. de Trogoff debout
(parade amoureuse)
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