Voir en ligne : Le Terrier
Je vis et je travaille à Rennes depuis 1989. Je suis une taupe.
Mon travail oscilla longtemps entre mes activités de plasticien et l’écriture des articles et des nouvelles (parfois — le plus rarement possible — des poèmes), dont on peut lire la plus grande partie sur les pages du Terrier (www.le-terrier.net).
Compositeur (principalement de pièces vocales et acousmatiques), lecteur public, illustrateur pour lardons et adultes , dessinateur de BD, et écrivain, plasticien, j’ai toujours insisté sur « le medium exclusif », l’inéchangeabilité des supports : ainsi, incrédule devant les tentatives de compositions à pratiques mêlées (écriture dans la peinture, partition-graphe, art total), j’ai multiplié mes secteurs d’activité au gré des problématiques que je me suis imposées, ou des supports quez l’on me proposait.
Non que ces problématiques soient si nombreuses (mon travail est plutôt compulsif et monomaniaque), mais parce que les propositions qui en découlent me semblent innombrables, et ne peuvent pas se satisfaire, à mon sens, d’un seul métier.
S’il n’y a aucune confusion à voir entre les actes qui les mènent, il est aujourd’hui pratiquement impossible de séparer mes objectifs plastiques de mon travail littéraire ; au même titre que mes nouvelles font un appel récurrent à ce que j’appelle « écriture parallèle », (je me réfère à l’écriture de l’entomologiste Jean-Henri Fabre ou des naturalistes Jacques Brosse, Buffon, Lacordaire), mes travaux plastiques sont envahis par la facture-même du livre (le « reste plastique », la « décharge », fils de reliure, papiers d’imprimerie, encres typo etc.)..
"il n’est pas impensable que beaucoup aient rêvé de concurrencer la forme déterminée du monde en lui soumettant l’analyse du texte descriptif, une sorte de monde en replétion, dans lequel, finalement, il y aurait seulement là quelque chose à voir (quelque chose qui soit nôtre).
Mais une véritable victoire de l’écriture est la conclusion que s’il était vain d’imaginer un texte aussi complet et sans mesure que l’ensemble des gouttes de vapeur d’eau qui forment un cumulus, il est certain qu’un bon texte supplante l’émerveillement (dont la source invisible est somme toute angoissante plutôt qu’autre chose) que suscite la contemplation d’un nuage.« Fondateur, en 1990, des éditions K’ De M, pour, en citant Borges, »ne pas passer ma vie à corriger mes brouillons", je publiais alors, sous forme de brochures à faibles tirages, des textes d’Erstenes, de Jean-François Savang, d’Allin, de Rozenn Eon, et les miens.
Cette expérience de la micro-édition m’a conduit en 1993, avec ces amis ainsi que Laurent Pinon, Olivia Blondel et Julien Demarc, à créer la revue La Parole Vaine, dont un choix des meilleurs textes publiés pendant trois ans est disponible sur le Terrier et, depuis décembre 2001, de la revue MMI.
L’essentiel de ce que je pourrais dire sur mon travail, sa genèse, les raisons qui me conduisent à le poursuivre, est résumé dans cet entretien avec Christophe Petchanatz réalisé pour son Rostre : http://www.atol.fr/lldemars2/articl…
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