samedi 24 mai 2008, par Philippe de Jonckheere
Il y a en ce moment, à Paris, trois expositions d’art contemporain qui ne se voisinent pas du tout dans les formes ou encore dans leur visée, mais ces trois expositions ont cependant en commun l’utilisation de l’espace de leur lieu d’exposition comme préoccupation principale des oeuvres. Il s’agit donc de Promenade de Richard Serra au Grand Palais, de l’Ange de la métamorphose de Jan Fabre au musée du Louvre, singulièrement dans ses collections des maîtres flamands de l’école du Nord et de Süßer Duft de Gregor Schneider à la Maison Rouge.
Ce que Jan Fabre tente au Louvre est évidemment d’une toute autre nature, mais partage avec la Promenade de Richard Serra de se mesurer à de vastes dimensions, entendues ici, dans le cas du Louvre, dans la dimension quasi sacrée des collections auxquelles il décide de faire voisiner son travail contemporain.
Le terme de ma promenade parisienne m’amenait à la derière exposition que j’avais prévu de visiter aujourd’hui, celle de l’installation de Gregor Schneider à la Maison Rouge. Gregor Schneider fait partie de ces artistes contemporains très connus, mais dont il est difficile d’appréhender l’oeuvre, à moins de disposer de conséquents moyens de voyager pour suivre ses différentes installations de part le monde. Aussi la posibilité d’en visiter une autrement que par catalogues interposés n’est pas à négliger.