Les articles :
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Philippe De Jonckheere ⋅
Les révolutions tout juste passées, en cours, ou à venir, du printemps arabe offrent un éventail large et complet de dynamiques qui sont, somme toute, assez compliquées à décortiquer, celles des révolutions. Et sans doute aussi, si des autopsies précises pouvaient en découler, nombreux seraient les peuples opprimés qui pourraient calculer au plus juste leurs chances d’aboutir dans leurs destinées révolutionnaires et d’émancipation. On a cependant le sentiment que l’embrasement ne ressort pas du calcul, (...)
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Philippe De Jonckheere ⋅
Faut-il que nous aimions le cinéma de Philippe Garrel pour parvenir à tant lui pardonner. A lui pardonner sa direction désastreuse des acteurs, ou la distribution de ses films récents, à lui pardonner des dialogues en bois, dans lesquels les simplifications sont coupables, à lui pardonner son recours quasi-systématique au suicide comme un ressort de narration refuge, qui lui permet, si souvent, de ne pas avoir à conduire entièrement les situations qu’il a créées, à lui pardonner une certaine forme (...)
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Philippe De Jonckheere ⋅
Faire théâtre de tout, revendiquait Antoine Vitez.
Prenez une idée merveilleuse. Le Méridien de Paris, cette ligne droite, dont le segment compris entre Dunkerque et Barcelone, passe, comme son nom l’indique, par Paris, et dont la stricte division en un million d’unités allait donner le mètre universel, et non plus la mesure du bras du Roi, entre l’index et l’épaule royaux. Le mètre universel serait désormais une fraction infime de méridien dont chacun pourrait, sur ce méridien même, s’estimer (...)
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Philippe De Jonckheere ⋅
Hier soir je suis allé voir l’Exercice de l’Etat de Pierre Schoeller, dont je dois dire que j’ai peu goûté la complaisance à l’égard du pouvoir, notamment la servilité avec laquelle ce film voudrait nous faire croire que nos hommes politiques, singulièrement ceux de droite, c’est-à-dire, ceux qui sont au pouvoir depuis 1958, avec une parenthèse enchantée entre 1981 et 1983, qui brillent surtout pour leur incompétence, seraient ces surhommes au sommeil rare, survolant littéralement les affaires d’un oeil (...)
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Philippe De Jonckheere ⋅
Quelle déception qu’Ici on noie les Algériens de Yasmina Adi ! Voilà un film qui passe complétement à côté de ses enjeux, alors même que l’on ne pouvait pas soupçonner, un seul instant, le caractère louable de ses intentions.
Dans le contexte haineux de la Guerre d’Algérie, et de ses répercussions à l’intérieur de la métropole, une manifestation d’Algériens contre le couvre-feu inique qui leur était imposé donne une occasion épouvantable aux policiers parisiens de donner libre cours à un déluge de violence : (...)
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Philippe De Jonckheere ⋅
Une fois de plus le Jeu de Paume réussit une scénographie très remarquable, dans le cas présent pour nous faire toucher au plus près le mystère de Diane Arbus. Le visiteur est invité à entrer dans l’exposition par une première salle de petites dimensions dans laquelle sont exposées une petite huitaine de photographies parmi les plus connues de Diane Arbus, à la fois des portraits, tout à fait majoritaires et une photographie du château de Disneyland. Les dates de ces premières photographies sont assez (...)