1 place Salvador Dali
Joao devait m'attendre à la gare de Maputo (Mozambique), à une heure bien réelle et totalemrnt improbable. Une gare assez magnifique. Pourrie mais encore vraiment magnifique, comme vous pouvez le voir sur la photo. Presque aussi belle que celle de Limoges, plus mythique mais moins exotique et excentrique. Il n'était pas là à 2 heures 15 du mat, heure à laquelle j'arrivais réglo à la minute inscrite sur les registres, depuis Chicualacuala par où j'étais passé (mes trajets étaient toujours torturés, brouillés, incontrôlables et d'autant plus ici dans ces contrées soumises aux terribles aléas de l'histoire des colonies abandonnées à (...)
Dans l'arc naturel que forment les branches enmêlées d'un chêne vert multitronc et d'un olivier monté en graine que je me suis gardé de tailler pour qu'il monte là-haut en plumeau, toutes fleurs d'olive exposées au soleil, en très pâle vert de gris. Mes valises sont faites, je pars. En mon absence, il va fouiller la maison, je sais. C'est pour ça que tout est codé, surtout quand je parle de moi. Et je change de code chaque vingt-et-une page. Bien du plaisir je lui souhaite. Il est foutu cependant d'y arriver. Peut-être grâce à lui allez vous savoir ce que je ne voulais pas vous dire en (...)
Cette image, je l'ai volée à François Bon quand il était à Rabat en mission d'atelier d'écriture, maintenant la voilà dans ma liste de recéleur, moi, je filais, je volais dans l'autre sens, du coeur de l'Afrique en terrible déconfiture, vers les arènes de Nîmes d'où je peux aller quérir ma nourriture jusqu'aux côtes vendéennes ou même bretonnes à peine désenneigées, d'un trait dans l'air, ville antique où je niche tout en haut, presque au-dessus des petits phallus incrustés en signe propiciatoire, dans la pierre calcaire formant crête circulaire, falaise urbaine, depuis tellement de générations, côté extérieur au soleil levant, ainsi les (...)
C'est un inconnu complet qui parle dans ces colonnes un peu extérieures du Nouvel Obs, ici et maintenant. Je dis ça pour éviter que la censure me tombe sur le poil in peto (à moins que ce soit dans l'héritage ?). Mon nom est Duquerroigt. Oui, encore ! vous dites . . . Mais, moi je crois que persone ici ne me connaît . . . car . . . je ne suis pas celui que vous croyez. Et à moins qu'il y en ait de totalement clandestins et non reconnus, des Duquerroigt, ce qui n'est pas du tout impossible - mais alors, comment revendiqueraient-ils mon propre nom ? - moi, je suis le dernier des Duquerroigt, du moins connu de ma famille et (...)
